dimanche 3 juin 2012

Serbie


Serbie

23 au 25 mai 2012

27 au 2 juin 2012

Bukovce - Sip


Blog à part, nos journées sont bien remplies… davantage que nos assiettes car ici les légumes croissent lentement et les grenouilles bruyamment. Là dessus, l’accueil funeste des cieux et des cerbères à la frontières n’augure rien de bon pour l’arrivée dans ce pays, à l’image de ce premier village dont les tombes alignées sur le bord de la route, avec noms et portraits sur un bon kilomètre nous regardent lentement trépasser. Des églises et leurs radiographies parsèment la campagne et des lions aux balcons empêcheraient Roméo d’aller y faire un saut. La rencontre à Negotin de Nannie et Brian est pour nous  un moment de bonheur, ils descendent le Danube et nous le remontons et si nous n’avons pas d’ascendant en commun, Jacob est bien notre descendant.









Kaluderovo – Backi Breg


A l’entrée de Belgrade on en à pris pour le notre… traversée cauchemardesque et diluvienne de ce qui ressemblait à un pont et qui en était un… en instance de sombrer dans les eaux … sains et saufs c’est au Three Black Catz que nous nous referons  une santé! La ville nous capte, les lavomatics sont rares, les églises en béton, les ruines ruinées, les trams colorés et les marchés animés! Un jour suffit et c’est l’appel de la route pour nous deux, plus clochards que célestes comme le dit si bien Jean François de la Beau Halle! La suite appartient aux abeilles, nous dormons parmi elles dans des lieux où comme à chaque frontière des ombres passent le soir, nous donnant des frayeurs… ambiance « Les maitres du mystère». Force est de constater qu’ici bière au pluriel est bien l’anagramme de Serbie et c’est à votre santé que nous allons nous en jeter une!

























samedi 19 mai 2012

Bulgarie


Bulgarie:

10 au 23 mai 2012



Malko Tarnovo – Svishtov


Comment faire en arrivant en Bulgarie sans carte, ne parlant pas un traitre mot, n’y connaissant personne ni des lèvres ni des dents à part Sofia peut être, pour ne pas s’égarer ? Compter sur le hasard ou mieux, un portugais avec un tout petit chien en route pour la Russie sur son petit vélo, qui nous offre une carte écrite en cyrillique, vieille de quarante ans… ou cette femme bulgare enseignant le français nous apprenant les premiers mots, bonjour, merci, je t’aime, connaissant une seule ville en France… Angers ! Forêts épaisses, sous bois moussus le gars Thoreau aurait aimé, jusqu’à un certain point… la côte. Monstruosité immobilière subventionnée par la mafia russo-bulgare en quête de blanchiment d’argent sur les bords de la mer noire. Cap à l’ouest et sa ruralité et sa réalité, retour en arrière dans le temps, on est bien dans un film, Emir n’est pas loin et nous on se régale ! Nos meilleurs alliés, les abris bus servent de pages nécrologiques et font trouver le temps moins long quand le ciel se vidange. Le land art partout ici existe, personne ne le sait hormis les chevaux peut être, nos coins favoris sont les parcs d’enfants aux normes obsolètes où toujours un banc nous attend, triple ban pour le banc ! Puis de Skorpolovci passant à Popovo on rejoint à Svishtov … le beau Danube gris ! Au milieu de nulle part le compteur affiche 5ooo mais je n’ose pas trop dire: ça s’arrose et je pense simplement au poète transylvano-eurasien Edgar Shco qui aurait pu dire:

« L’écumeur des routes, a des humeurs, des doutes, mais ne regrette jamais, le chemin qu’il a fait. »



































 Svishtov - Bregovo



Quelques averses plus tard et cent nids de cigognes plus loin, certains matins un peu à l’ouest, crachin aidant, même les pancartes nous font douter des lieux… les roulottes ne roulent plus, les femmes balaient les rues et les chiens déambulent, c’est bien la Bulgarie, la rencontre avec un écrivain marcheur parti de Hollande jusqu’à Istanbul sur les traces de Patrick Leight Fermor pour un voyage de huit mois nous en persuade aussi. Tiens, y’a un peu de soleil, à l’épicerie du coin on se boit un café, ça circule et ça cause, la table dehors ne désemplit pas, les gars tournent à la bière, beaucoup de vélos part ici, bref c’est le quotidien et nous de reprendre le notre … de vélo !