mardi 6 juin 2017

Samiland









Le temps fait grise mine sur la ville. Si celle de mon crayon s'épuise, ici on en extrait du minerai de fer depuis le dix septième siècle. Rendue à une profondeur de 1365 mètres en diagonale sous la ville,

constatant affaissements et fissures on a commencé à déplacer celle-ci progressivement en commençant par la gare dont le petit train s'en va dans la montagne, tractant une noria de wagonnets vers Narvik. Sur les quais, Ulf joue les Marlon solitaire puis brandît un doigt vers mon vélo en demandant combien ? Que nenni lui réponds je, sans lui que serai je, comment irai je ? Il se range illico à mes arguments et pour laisser passer un train. Ce dernier siffle trois fois, Ulf reprend sa route, c'est un sami mais pas encore des nôtres. Dommage.


















Kiruna


Notre septentrion frôle au soixante huitième degrés nord le Nedre Jernvatnet sur une route montante de 50 kilomètres qui rejoint dans un décor enneigé et glacé la réserve d'Abisko, située en Sápmi, pays originel des Samis, dont la capitale est Kiruna. Ils nous disent : « Dans le doute abstients toi et attends la fonte des neiges, un nuage vaut dix mille mots, kabu lerenne olac, lerenne abulo, ici le bouleau c'est sacré. Merci les Samis pour vos exquis mots. Un peu plus loin la toundra déroulera son tapis en pente douce sur 120 kilomètres vers Kiruna. Seuls au monde, avec parfois cette sensation étrange d'une présence dans notre dos.

















                                                      Samiland. Du 3 au 6 juin.

samedi 3 juin 2017

Norvège 3

 


                                                              









Mine de rien à Narvik où tout luit, l'air n'est pas sain et son dernier sapin sympa nous propose un catalogue de destinations à prix coutant. Certaines un peu chères à notre goût incluent l'arnaque et la pub personnelle, n'est ce pas Boris ! Nous optons donc pour la plus discrète et la plus exotique ... A nous Kiruna !






Stutvik Narvik


                                                                                      














Nous sommes deux, nous sommes trois*, ainsi chantait l'ami Knut, toujours aux p'tits soins, dans son pickup sur le trajet vers la déchetterie de Bodø, afin de récupérer un vélo pour Adèle qui nous rejoint aux Lofoten. De deux, nous en fîmes un. Trois heures trente de ferry et c'est enfin le sud ... des îles. Ici la star c'est le poisson et il ne dîne pas à l'huile mais aux embruns, au vent, au froid, au temps. De Moskenes jusqu'à Leknes, morues tuerie te salutante, des légions pendouillent aux chevalets marins avé juste ce qu'il faut de petites mauvaises odeurs. Notre route commence à Å et finira à Svolvær, sept jours d'une immersion minéralo cathédralitique, six jours où la bise fut mauvaise et plus encore en emporta le vent. Six jours de belles rigolades et de gastronomie frugale. Adèle cherche encore l'interrupteur pour éteindre la lumière sous la tente et nous encore quelques degrés supplémentaires. Mercredi 31 Mai, il neige aux Lofoten.

* G.Moustaki

                                                                                        












                                                   Les Iles LOFOTEN.  Du 25 mai au 1er juin.