samedi 3 juin 2017

Norvège 3

 


                                                              









Mine de rien à Narvik où tout luit, l'air n'est pas sain et son dernier sapin sympa nous propose un catalogue de destinations à prix coutant. Certaines un peu chères à notre goût incluent l'arnaque et la pub personnelle, n'est ce pas Boris ! Nous optons donc pour la plus discrète et la plus exotique ... A nous Kiruna !






Stutvik Narvik


                                                                                      














Nous sommes deux, nous sommes trois*, ainsi chantait l'ami Knut, toujours aux p'tits soins, dans son pickup sur le trajet vers la déchetterie de Bodø, afin de récupérer un vélo pour Adèle qui nous rejoint aux Lofoten. De deux, nous en fîmes un. Trois heures trente de ferry et c'est enfin le sud ... des îles. Ici la star c'est le poisson et il ne dîne pas à l'huile mais aux embruns, au vent, au froid, au temps. De Moskenes jusqu'à Leknes, morues tuerie te salutante, des légions pendouillent aux chevalets marins avé juste ce qu'il faut de petites mauvaises odeurs. Notre route commence à Å et finira à Svolvær, sept jours d'une immersion minéralo cathédralitique, six jours où la bise fut mauvaise et plus encore en emporta le vent. Six jours de belles rigolades et de gastronomie frugale. Adèle cherche encore l'interrupteur pour éteindre la lumière sous la tente et nous encore quelques degrés supplémentaires. Mercredi 31 Mai, il neige aux Lofoten.

* G.Moustaki

                                                                                        












                                                   Les Iles LOFOTEN.  Du 25 mai au 1er juin.



samedi 6 mai 2017

Norvège 2
















De l'aube à l'aube la Seventeen a tenu ses promesses en nous offrant jusqu'à plus soif sa conférence aux sommets, ses longs fjords à gogo, ses cohortes de piteraq et d'elvegast, ses élans patauds, ses renards ébouriffés, le roi des rennes et sa brigade, un majestueux survol d'aigles à queues blanches, ses cieux azuréens, ses déroutants routards, des doses d'acides lactiques, ses pentes assassines, de longs tunnels glacials, ses venteroms chauffés et ses ferrys déserts. Takk oh takk. Passé le cercle polaire arctique oubliez tous vos repères, le jour mange la nuit comme l'attente mange l'ennui, inutile de regarder sous le pis des vaches, les aiguilles sont ailleurs. Au bout Bodø, les chiens aboient, la caravane passe. Plus loin des îles ...








La Seventeen





Avant la Seventeen




 




C'est une vie d'errance sans concurrence que nous menons depuis deux mois. La route du nord est désertée à l'exception du premier Mai où s'organise en ces contrées un grand lâcher de campingbocalcars, de motards handicapés et de quatre-quatre parennés. La nature et le climat absorbent une grande partie de notre énergie tout comme la recherche de nourriture et le montage quotidien de notre igloo. Ici pas besoin de demander pour s'installer mais comme le précise l'autochtone, n'importe où... mais pas chez moi, ce qui nous laisse un large choix vu le ratio habitant superficie. Inutile de vous le cacher dès potron minet c'est encore l'onglet et j'en perds le mien, ceci malgré la visite fréquente d'un généreux soleil qui met de plus en plus de temps pour  se coucher mais nous permet ainsi de belles économies de lampes frontales. Y'en a pas de petites, surtout ici. Autre sujet intéressant, celui dit de la goutte au nez pour lequel nous travaillons au recyclage et au dépôt d'un brevet. Depuis Molde la route est belle assurément, si possible contourner Trondheim, le plus important pour nous est de très vite aller chevaucher la Seventeen, l'amie de Palle, la nôtre bientôt. Tagada, tagada voilà Bill et Jac ...










                            Bergen Bolsoya Trondheim.